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Prêt immobilier

En septembre, les banques ont laissé leurs barèmes inchangés, proposant des conditions d'emprunt exceptionnelles proches des minima observés en 2019. Le contexte les oblige pourtant à être plus sévères sur les critères d'octroi. Au-delà des consignes du gendarme financier, la crise économique accroît les risques qui pèsent sur elles.  Qui peut profiter des meilleurs taux de crédit immobilier ? Quels sont les exclus ? Les taux vont-ils se maintenir à un faible niveau ?


Des taux toujours très bas pour la rentrée

Les grilles de taux transmis aux courtiers par leurs partenaires bancaires indiquent des conditions toujours favorables à l'emprunt immobilier. Chez les courtiers, sur 20 ans il est possible de décrocher un excellent 1,36%, ou sur 25 ans, un bon dossier peut s'endetter autour de 1,65%. Pour des durées égales ou inférieures à 15 ans, on passe sous la barre de 1%.  La tendance est à la stabilisation par rapport à la période estivale.


Les bons profils recherchés

Si les banques demeurent ouvertes aux projets immobiliers, décrocher un emprunt est devenu plus difficile en 2020. L'année a débuté avec les nouvelles contraintes édictées par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) : limitation du taux d'endettement à 33%,  plafonnement de la durée d'emprunt à 25 ans, et un apport personnel suffisant. Ces nouvelles règles d'emprunt obligent les établissements de crédit à se montrer nettement plus rigoureux, réservant leur accord aux dossiers les plus solides.


Les banques sont de plus en plus attentives à la présence d'un apport personnel, au minimum 10% du montant de l'opération pour financer les frais liés à l'acquisition. Avec 20%, la demande augmente ses chances d'aboutir, surtout si l'emprunteur dispose d'une épargne résiduelle qui lui permettra le cas échéant de faire face à un coup dur. À défaut, c'est le refus qui se profile, raison pour laquelle bon nombre de candidats à l'emprunt attendent de bien ficeler leur dossier et de rassembler un apport suffisant pour déposer leur demande.


Hausse du nombre de dossiers écartés

Les bons profils ont toujours été les chouchous des banques, ils le sont d'autant plus en 2020 que la crise économique a renforcé le réflexe atavique des prêteurs de se prémunir contre les risques. Les consignes du HCSF offrent donc un cadre parfait pour octroyer des financements aux meilleurs élèves. Compte tenu de la faiblesse des taux d'intérêt, les taux d’usure constituent un obstacle pour ceux qui héritent des taux d'emprunt les moins performants, à savoir les primo-accédants dépourvus d'un apport suffisant et les investisseurs locatifs souvent déjà endettés par un premier achat immobilier.
Certaines banques font les yeux doux aux jeunes candidats (moins de 35 ans) dont la situation financière est saine (pas de crédit en cours, épargne de précaution, perspectives d'évolution des revenus).


Il est vivement recommandé de passer par les services d’un courtier pour aller frapper à la bonne porte.

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